Et ce fut pour elle l’excuse suprême, elle ne compta plus, elle acheta encore, avec le sourd besoin de tout garder, car elle n’était pas des femmes qui rendent. Enfin, on arriva aux robes et costumes. Mais, comme Denise allait remettre à une des vendeuses le foulard acheté par madame Desforges, celle-ci parut se raviser et déclara que, décidément, elle prendrait un des manteaux de voyage, le gris clair ; et Denise dut attendre complaisamment, pour la ramener aux confections. La jeune fille sentait bien la volonté de la traiter en servante, dans ces caprices de cliente impérieuse ; seulement, elle s’était juré de rester à son devoir, elle gardait son attitude calme, malgré les bonds de son cœur et les révoltes de sa fierté. Madame Desforges n’acheta rien aux robes et costumes. – Oh ! mama

