Tout cela n’avait certes pas duré plus de dix secondes. Mais le coup de théâtre fut si imprévu et bouleversa Véronique à un tel point que la malheureuse, ne comprenant plus, ne sachant pas si elle devait se réjouir, croyant plutôt qu’elle s’était trompée et que le véritable François venait de mourir, assassiné par Vorski, s’affaissa sur elle-même et perdit connaissance. Du temps et du temps passa. Peu à peu, quelques sensations s’imposaient à Véronique. Elle entendit la pendule qui frappait quatre fois et elle dit : – Voici deux heures que François est mort. Car c’est bien lui qui est mort... Elle ne doutait point que le duel n’eût fini de la sorte. Vorski n’aurait jamais permis que François fût vainqueur et que son fils à lui succombât. Et ainsi c’était contre son pauvre enfant qu’elle

