Berthe restait suffoquée, devant cette main de mari brutal portée sur ses habitudes, ses plaisirs, ses robes. C’était un arrachement de tout ce qu’elle aimait, de tout ce qu’elle avait rêvé en se mariant. Mais, par une tactique de femme, elle ne montra pas la blessure dont elle saignait, elle donna un prétexte à la colère dont son visage était gonflé, et répéta avec plus de violence : – Je ne souffrirai pas que vous insultiez maman ! Auguste haussait les épaules. – Votre mère ! mais, tenez ! vous lui ressemblez, vous devenez laide, quand vous vous mettez dans cet état… Oui, je ne vous reconnais plus, c’est elle qui revient. Ma parole, ça me fait peur ! Du coup, Berthe se calma, et le regardant en face : – Allez donc dire à maman ce que vous disiez tout à l’heure, pour voir comment ell

