Une fois tout le monde servi, et même largement servi, dans un verre à dégustation, un silence béat envahit la pièce, chacun savourant son verre en écoutant frétiller ses récepteurs gustatifs, voire en claquant la langue. Pour aiguiser les senteurs. Laure ayant bien évidemment fini son cochon en premier, les yeux encore frisottant de plaisir, tend son verre à Gérald d’un geste ferme qui ne nécessite aucune parole additionnelle. Elle veut du rab, c’est évident. Pourtant, elle ajoute : — On a besoin de reprendre des forces, parce qu’après le réconfort viendra l’effort. — En principe, c’est le contraire, s’étonne Tanguy en rigolant. — Mais tu sais bien, ajoute Isabelle avec une once de perfidie, que notre LSD fait rarement les choses de manière classique… S’ensuit un brouhaha d’approbat

