Elle eut un tressaillement, en le trouvant si près d’elle. – Je vous demande pardon, monsieur Octave. Ce n’est pas ma faute, si vous avez assisté à cette explication pénible. Et je vous prie d’excuser mon mari, car il devait être malade, ce soir… Vous savez, dans tous les ménages, il y a de petites contrariétés… Des sanglots l’étranglèrent. La seule idée d’atténuer les torts de son mari pour le monde, avait déterminé une crise de larmes abondantes, qui la détendait. Saturnin montra sa tête inquiète au ras du comptoir ; mais il replongea aussitôt, quand il vit Octave se décider à prendre la main de sa sœur. – Je vous en prie, madame, un peu de courage, disait ce dernier. – Non, c’est plus fort que moi, balbutia-t-elle. Vous étiez là, vous avez entendu… Pour quatre-vingt-quinze francs de

