CHANT VIII

942 Worte

CHANT VIII Reprenant mon récit[69], je dis que dès avant d'arriver sous le mur de cette haute tour[70], tout à coup mon regard, qui montait vers son faîte, y vit deux lumignons qu'on venait d'y placer et un autre plus loin, qui semblait lui répondre[71], si loin, que je pouvais l'apercevoir à peine. Alors je me tournai vers la mer de sagesse et je dis : « Qu'est ceci ? Qu'est-ce qu'elle répond, la flamme de là-bas ? Qui l'a donc allumée ? » Il répondit : « Déjà sur les ondes crasseuses tu peux apercevoir celui que l'on attend, si tu perces des yeux la brume du marais. » Jamais sans doute un arc n'a décoché la flèche plus vite et plus légère à travers les espaces, que la petite nef que j'aperçus alors s'avancer droit vers nous, sur l'eau du marécage ; et un seul nautonier t

Kostenloses Lesen für neue Anwender
Scannen, um App herunterzuladen
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Schriftsteller
  • chap_listInhaltsverzeichnis
  • likeHINZUFÜGEN