– Arrive donc, Lazare ! cria Chanteau. Elle est ici ! Louise, souriante, baisa le jeune homme sur les deux joues. Ils se connaissaient peu pourtant, elle toujours cloîtrée dans son pensionnat, lui sorti du lycée depuis un an à peine. Leur amitié ne datait guère que des dernières vacances ; et encore l’avait-il traitée cérémonieusement, la sentant coquette déjà, dédaigneuse des jeux bruyants de l’enfance. – Eh bien ! Pauline, tu ne l’embrasses pas ? dit madame Chanteau qui entrait. C’est ton aînée, elle a dix-huit mois de plus que toi... Aimez-vous bien, ça me fera plaisir. Pauline regardait Louise, mince et fine, d’un visage irrégulier, mais d’un grand charme, avec de beaux cheveux blonds, noués et frisés comme ceux d’une dame. Elle avait pâli, en la voyant au cou de Lazare. Et, lorsque

