Son esprit s’emballe. Que faire ? Fuir ? Quelle blague ! Il est prisonnier dans ces murs sordides, sans échappatoire, sans aide. Alors, se battre ? Non. Son physique souffreteux ne laisse guère planer de doute sur l’issue d’un éventuel combat. Il se fige, indécis. Les pas s’arrêtent, juste à côté de lui. Il perçoit le souffle d’une respiration ; elle est ample, calme. Un déclic discret. Isi pense à une arme. Curieusement il ne crie pas, ne se défend pas. Il ne se révolte même pas. C’est la fin, c’est tout ! Il ferme les yeux. Alors un jet de lumière jaillit ; le faisceau est dirigé vers sa poitrine. Il crie, et monte une main à hauteur de son front. Une haute silhouette est courbée vers lui. Une paire de lunettes de visée nocturne est vissée sur le crâne. Un bras longiligne ôte le disposit

