L’indigène et les communistesDieudonné fut incorporé dans un régiment d’infanterie de la région parisienne où il ne connaissait personne. Comme il ne venait pas des colonies, il ne fut pas versé dans un régiment indigène de tirailleurs. Les mystères de l’administration militaire firent qu’il ne se retrouva pas avec des Auvergnats. Sa présence suscita la méfiance, on se moqua du « bougnat n***e » mais son bagout, son humour et surtout sa vaillance devaient avoir raison des préjugés des biffins de l’escouade. Il aimait raconter des blagues avec cet accent sonore de l’Afrique. Surtout il était bon camarade. Un jour qu’un homme parti en reconnaissance ne revenait pas, il demanda à aller le chercher dans une zone de forêt près des lignes ennemies. Dans la nuit il le ramena, blessé. Dès lors, l

