Chapitre Vingt-Et-Un Le pistolet est lourd dans ma main, me rappelant douloureusement mon épaule contusionnée. J’ignore la douleur en serrant les dents et j’avance vers le dos énorme de Bogof. En appuyant le canon contre la montagne de chair, je siffle : — Si tu avances d’un centimètre ou si tu fais un seul bruit, tu meurs. Bogof se fige sur place. Je remonte le canon le long de son dos afin de l’appuyer contre sa tête, même si je dois monter sur la pointe des pieds pour l’atteindre. En imitant Clint Eastwood, je chuchote : — C’est un magnum .44, espèce de voyou. L’orque lève les bras musclés au-dessus de sa tête. — J’aurais dû te laisser te noyer, grogna-t-il à voix basse. Vient-il vraiment de dire ce que j’ai compris ? Toute cette adrénaline m’empêche de réfléchir, mais je crois

