— Pas vraiment. J’en ai marre de ce boulot. J’ai d’ailleurs mis mon bar en vente. Mais ce fonds de commerce est mon seul capital. Je l’ai acheté avec l’assurance-vie, à la mort de mon mari, victime d’un accident de la route, il y a dix-huit ans. Je n’avais pas trop le choix à l’époque… Aujourd’hui, je voudrais vendre ce fonds, mais je ne trouve pas d’acquéreur, à moins d’accepter de brader mon affaire. Ce que je ne veux pas, car je ne peux pas. Les acheteurs ne se pressent pas au portillon, et ceux que l’achat de mon bar intéresse vraiment, se voient refuser presque toujours un prêt par leur ban que. Pas assez de perspectives d’avenir ou pas assez de garanties financières… Alors, j’attends patiemment la bonne touche, comme à la pêche à la ligne… Je surveille le bouchon… Il faut aussi que j

