Une sueur froide m’inonde le dos, d’un coup. Et je frissonne. Quel serait l’intérêt d’un fixateur chromocellulaire, si ça n’était que cela ? J’en connais très peu sur les détails de l’acte d’accusation ou les circonstances exactes des crimes que l’on impute à mon frère ; Orfeu m’en a très peu parlé. Mais une subite envie de vomir s’impose à moi, et déborde, au point de me faire fuir la pièce au plus vite. Suffoquant à demi, la vision des taches colorées dansant encore leur sarabande lancinante devant mes yeux, je me précipite vers la double baie vitrée qui, par chance, dispose d’un mécanisme non électrique d’ouverture de secours. J’y reprends lentement mon souffle, regrettant à demi de ne disposer que de bribes de la vérité qui m’obsède, celles que je tiens d’Orfeu. Et, dans le même temps

