4 – Les nuits de NarghaïJ’apprécie Wolfram Hoechst en tant que collègue, certes. Cela étant, depuis que nous sommes embarqués dans cette mission, je me sens différent de lui et de ses pareils, et contraint à l’être, à simuler le consensus, la camaraderie et l’esprit de corps, à maintenir contre vents et marées une façade virile, à enfouir pour un temps mes doutes, tout au moins à ne jamais lui laisser deviner ceux qui m’ébranlent de l’intérieur. Paradoxalement, c’est la raison même pour laquelle sa présence à mes côtés m’est parfois si utile. Wolfram est à l’image d’un mur de béton : épais, inébranlable et rugueux, il est un pilier contre lequel on peut s’appuyer sans crainte. En contrepartie, on ne peut lui confier à l’oreille aucun secret de l’âme. Parce qu’il n’entendra pas. Par exempl

