Une volonté encore confuse m’arrêta, juste avant que je commette un acte irréversible Dans un ultime accès de rage, j’abattis cependant le manche de l’innerveur sur son visage, pour le faire taire. Je ne voulais plus l’entendre, plus entendre sa voix ! Et je n’avais pas pitié de lui, surtout pas, jamais ! Si je devais l’épargner, ce serait de mon plein gré, moins une grâce consentie qu’un choix tactique et dépassionné, de passer le relais à Grüber et aux siens. OK, je ne tuerais pas, pas cette nuit, mais il faudrait qu’il paye. Et ce serait pire encore, pour lui… Me vidant d’un trop-plein de haine, je le frappai à coups redoublés, comme on creuse, comme on fend une bûche ; ou comme j’aurais été capable, à cet instant précis, d’abattre un mur à mains nues. — Comment avez-vous pu le laisser

