Les sept derniers jours Le lundi, Jo était libéré pour « bonne conduite ». Le soir même, au milieu des embrassades, piaillements des retrouvailles et bou- chons de mousseux qui sautent pour célébrer le moment – il entreprit les amateurs de sensations fortes avec ses histoires de taulards et ses « bons plans » maturés en cellule. Tandis que je préparai le dîner, puis nettoyai la vaisselle, en compagnie de la grosse, qui avait malgré tout développé sa serviabilité – mais n’était-ce pas uniquement par ennui ?, car à part Laffaire, elle ne parlait à personne, quelque chose de frappant ; elle grognait, frappait, ronflait, mais jamais ne s’exprimait en dehors de Laffaire, avec laquelle, un comble, elle prenait une voix câline – en compagnie de la grosse, disais-je, qui ne se gênait pas pour le

