X De retour à son bureau, le lieutenant Kerandec croise Jeannette Briard qui s’enquiert de l’avancée de l’enquête : — Guillou reste muet, rien à en tirer, et son avocat l’appuie dans ce sens, considérant que nous ne disposons d’aucun élément nous permettant de maintenir son client en garde à vue. — Pourtant, vous avez cette manivelle de cric, provenant vraisemblablement de l’automobile du gars écrasé par le train, cela ne suffit pas ? — Le baveux soutient qu’il s’agit d’une erreur au niveau des services techniques municipaux : après avoir crevé, il y a deux semaines, Jérôme Guillou a conduit sa voiture au garage de la ville afin qu’ils lui réparent sa roue et la remettent en place. Le mécano qui s’est chargé de ça se serait planté au moment de foutre le matos dans la bagnole. L’argumen


