I Samedi 7 septembre matin, deux ans et demi plus tard « Plus facile que l’autre fois. Plus rapide aussi. Heureusement, il reste encore un peu de temps avant l’arrivée des promeneurs. Ce n’est pas une raison pour m’éterniser ! » La silhouette traverse la route et gagne le couvert du bois. Le jour ne va pas tarder à se lever. C’est l’heure, entre chien et loup, où la roselière prend un aspect irréel dans les nuages laiteux qui affleurent au-dessus de la rivière. Sur la rive opposée, des lumières cotonneuses éclairent le port du Corniguel. Un sablier vomit son chargement dans un bruit étouffé par la brume. « M’écarter, ne pas rester sur le sentier. Ne pas risquer une rencontre. Manches trempées, genoux boueux, chaussures... » Seul le souffle saccadé de la silhouette trahit sa fébrilité.


