Chapitre 20 Je réfléchissis toujours aux paroles de maman. C'est vrai qu'en étant plus jeune, mes tantes ainsi que ma grande mère lui avaient fait vivre l'enfer. Il nous arrivait de passer des nuits sans repas, alors que dans le coté de chez ma grande la sauce effleurait nos narines. A cet âge, je voyais maman pleurer de son coté, dans le matelas qu'elle partageait avec nous pendant l'absence de mon père, qui allait souvent dans la sous région. Lorsqu'il revenait, je devais aller dormir dans la chambre d'une de ses sœurs, qui n'hésitait pas à me faire descendre du lit dès le départ de mon père qui me déposait sur le matelas. Elle me menaçait d'en parler à qui que ce soit, donc je devais me blottir sur le tapis avec juste le pagne que me fournissait ma mère lorsque je devais dormir là ba


