VISylvie, dès l’abord, fut charmée par le château de Nigel. Tout lui plaisait, à l’intérieur comme à l’extérieur. Elle s’arrêta longuement devant le portrait de Thérèse Ogerlof qui se trouvait dans le petit salon dont la mère de Nigel avait fait sa pièce de prédilection. – Vous lui ressemblez. Vous avez ses yeux, dit-elle à son mari. – Il paraît. Ce sont les yeux des Elsagarray. j’ai là-bas un oncle et des cousins dont je vous ferai faire la connaissance. En attendant, Sylvie prenait en main la direction de la maison, tâche bien facilitée par la compétence de Florentine, la femme de charge. Mme Vermont n’avait plus qu’un poste honorifique près de la jeune femme, mais Nigel ne parlait pas de le supprimer et Sylvie ne semblait pas en avoir le désir. Deux jours après leur arrivée, ils fir


