XSylvie se rendit quelques jours plus tard aux Bergeries, la propriété du général. Elle était située dans un agréable vallon, au bord d’un petit gave, parmi de beaux arbres qui constituaient un parc de dimensions restreintes, mais bien aménagé. La maison, ancienne et bien entretenue, avait un air de dignité bourgeoise. Sylvie fut reçue comme un hôte de choix. Mme Marchez, septuagénaire élégante et bien conservée, lui parut un peu maniérée, mais bonne personne. Sa fille Antoinette, grande et belle brune de mine autoritaire, menait de front la direction de la maison et des recherches de laboratoire qui la passionnaient. – Elle est restée célibataire pour les poursuivre à son gré, dit le général à Sylvie, tandis qu’il lui montrait le parc en attendant qu’on servît le thé. – Ah ! c’est une


