LXXIII OU COURTIN EST ENCORE UNE FOIS DESAPPOINTESi la journée devait sembler longue à Michel, Courtin, de son côté, eut grand’peine à en supporter la longueur. Il lui sembla que la nuit n’arriverait jamais, et, bien qu’il eût soigneusement évité de se montrer dans la rue du Marché ni dans aucune des ruelles environnantes, il n’avait pu s’empêcher de promener son impatience dans les environs. Le soir venu, Courtin, qui n’oubliait pas le rendez-vous de Michel et de Mary, rentra à l’hôtel du Point-du-Jour. Il y trouva Michel qui l’attendait avec impatience. Dès que le jeune homme aperçut le métayer : — Courtin, lui dit-il, je suis enchanté de te voir ; j’ai découvert l’homme qui nous a suivis cette nuit. — Hein ! vous dites ? demanda Courtin en faisant malgré lui un pas en arrière. —


