V

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VDepuis bien des années Palenka n’était plus Palenka, mais une vieille Praskovie Micaïlovna, desséchée, ridée et belle-mère du fonctionnaire Mavrikieff, ivrogne et raté. Elle habitait la ville de l’arrondissement dans lequel ce dernier avait eu sa dernière place et passait sa vie à nourrir sa famille, sa fille, son gendre neurasthénique et ses cinq petits-enfants. Gagner sa vie, c’était pour elle donner des leçons de musique aux filles des marchands. Elle en avait quatre ou cinq par jour, de sorte qu’elle arrivait à gagner soixante roubles par mois. On vivait ainsi, en attendant une place, et la pauvre vieille, pour l’obtenir, envoyait des lettres à tous les parents et amis, y compris au Père Serge, qui, d’ailleurs, ne les avait jamais reçues. C’était un samedi et la belle-mère pétrissait

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