Le lendemain matin, je fus réveillée par les vibrations insistantes de mon téléphone. L’écran affichait le prénom de Blue, et aussitôt une boule d’angoisse s’installa dans mon ventre. Elle savait pertinemment qu’à cette heure-là, je serais encore au lit. Mais je n’avais pas envie de répondre. Pas ce matin. Pas avec Lorcan étendu à côté de moi, son souffle régulier réchauffant ma nuque. J’avais peur qu’un mot de travers, un simple échange, rallume l’incendie de la veille. Alors, je basculai mon téléphone en silencieux, le glissai sous l’oreiller et me collai contre lui, cherchant refuge dans la chaleur de son torse. Je fermai les yeux, espérant replonger dans le sommeil, mais il ne vint pas. Mes pensées se mirent à dériver, comme toujours. Vers mon père. Vers Stan. Et surtout vers ce fichu


