VIII-2

2048 Mots

Ils s’adoraient, ils défiaient le sort, ils s’étreignaient avec emportement. – Ah ! que je t’aime, cher trésor, comme je voudrais mourir pour toi ! Le seul nom de l’hôtel Beaujon, où il faudrait pourtant reparaître, ne fût-ce que quelques instants, donnait au terrible enfant, un visage froncé d’ennui ; quitter une heure Giulia, lui semblait comme un amer poison. Elle lui était plus douce que la vie, plus nécessaire que la main droite. Quand il l’apercevait, d’en bas, appuyée sur la rampe de bois, son âme sortait de lui-même, dans un transport d’extase délirante, pour s’attacher, pour se coller à sa maîtresse ; et rien qu’au murmure de ses jupes, tous les sens d’Otto se réveillaient, toutes les forces de son esprit et de son corps se précipitaient ardemment, vers elle. Une intime chaleur d’

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER