– Eh oui ! c’est moi ! dit Charles d’Este, dont Otto reconnut la voix, c’est moi qui reviens à vous, Giulia, puisque vous dédaignez de revenir à moi. – Monseigneur ! s’écria la Belcredi, Monseigneur, je ne puis vous entendre. Elle rougit, et avec une impétuosité singulière fit mine de se retirer. – Allons, madame, dit Giovan, un peu de patience, daignez songer… – Allez-vous-en ! lui cria-t-elle, en reculant brusquement, car ce valet avait poussé la hardiesse, jusqu’à la saisir par le bras. – Madame… madame, répétait le Duc, visiblement déconcerté. – Eh ! que venez-vous faire ici ? s’écria-t-elle. Qu’ai-je gagné près de vous, Monseigneur, sinon des affronts ? Votre chien, vos chevaux, vos laquais étaient mieux traités que moi-même !… Les lèvres lui tremblaient de fureur ; son visage,


