IV Rome et Œdenburg Une fois en Italie, pour se conformer aux usages du lieu, et d’après l’avis de Chrisna, Georges avait fait dire de nombreuses messes pour le repos de l’âme de feu Ladislas Zapolsky ; il y avait dévotieusement assisté en habits de deuil ; en habits de deuil, il avait couru ensuite secouer sa fausse douleur au carnaval de Rome. Là, prenant pied, il loua un palais sur la place Navone, le fit meubler somptueusement, le remplit d’un nombreux domestique ; il eut des chevaux, des équipages, un excellent cuisinier français, et, quand il ne lui manqua plus que des amis, il ouvrit son salon à la foule des oisifs. Il aurait bien voulu décider Chrisna à en faire les honneurs ; elle s’y refusa. Cependant une montagnarde telle que Chrisna, d’une distinction innée, douée de tous le


