V - Une confidence-2

1576 Mots

Après l’évènement, si mon père avait pu supposer un rapt ou une séduction, il se serait mis en route pour rejoindre le ravisseur et pour le tuer, quel qu’il fût ; malgré leur antipathie pour la Monténégrine, mes frères eussent fait de même. Ce n’était là pour eux qu’un devoir de famille à remplir. Moi, le plus intéressé dans l’affaire, moi qui pense que l’honneur des femmes doit se payer à plus haut prix que la vie des hommes, et que le sang n’y suffit pas toujours, j’avais juré, par la Notre-Dame de Zagrab, sur mon âme, sur mon salut éternel, que le ravisseur, s’il existait, qu’elle l’eût suivi de force ou de sa pleine et libre volonté, le temps venu, j’assouvirais sur lui une vengeance implacable comme la fatalité qui m’avait poursuivi depuis le ventre de ma mère. Ce ravisseur, c’était t

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