II Un bal par souscription Il était près de midi lorsque, le lendemain, Christian se rendit à l’hôtel des Étrangers, où le comte d’Arnstein logeait, dans la Herrngasse. Celui-ci était encore couché ; cependant un petit pupitre-écritoire, ouvert sur son lit, des plumes, quelques feuilles de papier à lettre, froissées, chiffonnées, éparses çà et là autour de lui, disaient qu’il s’était déjà occupé de correspondance, et que la rédaction de son courrier avait été laborieuse. « Le soleil touche à sa perpendiculaire, tandis que tu gardes encore la ligne horizontale, dit Christian en entrant et en prenant un siège ; c’est là une habitude de satrape autrichien. Allons, lève-toi, et allons ensemble, visiter le Sudorium de Bude ; c’est un monument des Romains, encore très bien conservé, assure-t-


