CHAPITRE IX Tout, les hommes et jusqu’à la nature, semblait ligué contre M. Goliadkine. Mais il restait encore debout et ne s’avouait pas vaincu. Non, il n’était pas encore vaincu, cela il le sentait et il était prêt à lutter. Il mit tant d’énergie et d’exaltation à se frotter les mains, une fois passé le premier moment de stupeur, que, rien qu’à voir son attitude, on pouvait être sûr qu’il ne céderait à aucun prix. Toutefois le danger était manifeste. M. Goliadkine s’en rendait parfaitement compte. Mais comment y remédier ? Voilà la question. À un certain moment une idée lui traversa le cerveau : « Ne vaut-il pas mieux lâcher prise, et battre en retraite purement et simplement ? Pourquoi ? Et pourquoi pas ? Je me tiendrais à l’écart comme si je n’étais pas en cause. Je laisserais faire,


