Il s’accrocha de toutes ses forces à l’aile de la voiture. Il courut ainsi, s’efforçant de grimper à l’intérieur du fiacre, dont son ennemi, de toutes ses forces également, essayait de lui interdire l’accès. Pendant ce temps, le cocher, à coups de fouet, de rênes et de pied, aussi bien que par ses jurons, encourageait sa rosse débile. Contre toute attente, la rosse prit subitement le galop, serrant son mors et ruant des pattes arrière, selon une vieille et déplorable habitude. Enfin notre héros parvint à se hisser dans le fiacre. Le dos contre la banquette du cocher, il était nez à nez avec son agresseur ; leurs genoux s’entremêlaient… la main droite de M. Goliadkine agrippait rageusement le col de fourrure assez délabré du manteau que portait son cruel et infâme ennemi… La voiture filait


