XVIII SABINAJUSQU’À présent, je n’ai parlé que de moi, de ma réaction, de ma douleur. Mais ce n’est pas juste, parce qu’il n’y avait pas que moi dans ce malheur. Il y avait aussi Sabina. Sabina. Je crois que, jusqu’à présent, je n’ai pas parlé d’elle comme je l’aurais voulu. Et puis là… Je ne sais pas si je t’ai dit combien Sabina aimait son frère. Elle était en adoration devant lui. Moi, j’étais plus sévère, parce que je voulais qu’il apprenne, qu’il travaille un peu sérieusement. Mais Sabina lui passait tout. Elle était à ses pieds, elle faisait tout ce qu’il voulait. Des fois, je grondais Sandro, pour une raison ou une autre, parce qu’il avait fait une bêtise ou parce que je n’étais pas d’accord avec sa façon de faire. Même si ça me coûtait, je n’étais pas trop tendre avec lui. J’avai


