On resta ainsi, l'un dans les bras de l'autre, oubliant le temps, ainsi que tout ce qui se trouvait autour de nous. C'est comme si plus rien ne comptait à part nous deux. L'odeur de son parfum me titillait les narines. Comme ça m'a manqué ! Au fait, tout m'avait manqué chez lui. Cela doit faire des siècles qu'on n'a pas été aussi proche. Les paroles d'Ali me traversèrent soudain l'esprit. " Il y a une fin à tout Sohna Jamila". Et il avait bien raison. Tout était rentré dans l'ordre. J'aurais pu ne pas le pardonner après tout le mal qu'il m'a fait. Mais à quoi ça sert de faire la fière alors que tôt ou tard je l'aurai fait ? Moi je l'aime. Même s'il est l'homme qui m'a le plus fait souffrir sur cette terre, il est celui qui m'a redonné la joie de vivre et appris ce qu'était l'amou


