XXIX Mais revenons à la princesse. Avait-elle, dans sa sagesse, compris le danger des conversations en plein air ? Voulait-elle se soustraire au charme singulier des confidences qu’elle sollicitait ? On n’évite souvent un péril que pour se précipiter dans un pire. La voiture du prince était large. Elle aurait pu contenir au moins six personnes. Mais à l’exception d’un Wurtembergeois, le seul Arthur, avec les deux époux, y trouva place. Les choses s’arrangèrent de telle sorte que le Wurtembergeois s’assit en face du mari, et Arthur, nécessairement, fit vis-à-vis à la princesse. Ce vis-à-vis parut au prince plus dangereux encore que la promenade. Il y avait alors un bon nombre d’ornières, sur les routes du grand-duché, et, au moindre cahot, malgré elle, la princesse s’élançait dans les bras


