XVIII. LE PREMIER DE L’AN-2

1906 Mots

– Mâtin !… dit Roumestan avec une nuance d’envie pour ce misérable chimérique, si heureux parmi ses loques, tu as une fière imagination… Es-tu prêt, allons ?… Descendons… Il fait un froid noir chez toi… Quelques tours aux lumières au milieu de la joyeuse cohue du boulevard, et les deux amis s’installèrent dans la chaleur capiteuse et rayonnante d’un cabinet de grand restaurant, les huîtres ouvertes, le Château-Yquem soigneusement débouché. –À ta santé, mon camarade… Je te la souhaite bonne et heureuse. – Té ! c’est vrai, dit Bompard, nous ne nous sommes pas encore embrassés. Ils s’étreignirent par-dessus la table, les yeux humides ; et, si tanné que fût le cuir du Tcherkesse, Roumestan se sentit tout ragaillardi. Depuis le matin, il avait envie d’embrasser quelqu’un. Puis, tant d’année

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