– Crois-tu qu’elle est jolie ! disait la mère, ravie devant cette personnification vivante du pays de sa jeunesse. Rosalie, au contraire, tressaillit d’une tristesse inconsciente comme si ce costume lui emportait sa sœur au loin, bien loin. – En voilà une fantaisie !… Ça te va bien, mais je t’aime encore mieux en Parisienne… Et qui t’a si bien habillée ? – Audiberte Valmajour. Elle sort d’ici. – Comme elle vient souvent, dit Rosalie en passant dans leur chambre pour ôter son chapeau, quelle amitié !… Je vais être jalouse. Hortense se défendait, un peu gênée. Ça faisait plaisir à leur mère, cette coiffe du Midi dans la maison. – N’est-ce pas vrai, mère ? cria-t-elle d’une pièce à l’autre. Puis cette pauvre fille était si dépaysée dans Paris et si intéressante avec ce dévouement aveugle


