CHAPITRE LXXIX La prairie Examiner les lignes de sa face ou tâter les bosses de la tête de ce léviathan, voilà ce que n’ont jamais entrepris ni un physiognomoniste, ni un phrénologiste. Une telle tentative semblerait aussi pleine d’espoir que celle d’un Lavater scrutant les rides du rocher de Gibraltar ou de Gall montant sur une échelle afin de palper le dôme du Panthéon. Pourtant, dans son célèbre ouvrage, Lavater étudie non seulement le visage humain mais encore la physionomie des chevaux, des oiseaux, des serpents, et des poissons, il analyse même en détail toutes leurs expressions. Gall et son disciple Spurzheim ne manquent pas non plus d’évoquer des caractéristiques phrénologiques d’autres créatures que l’homme. Aussi, bien que je ne sois guère un pionnier qualifié, je me risquerai à


