CHAPITRE XCIX Le doublon Nous avons déjà dit comment Achab arpentait le gaillard d’arrière, allant et venant de l’une à l’autre de ses limites : de l’habitacle au grand mât. Mais, à tant de choses importantes à dire, il eût fallu ajouter qu’au cours de ses promenades, alors qu’il était particulièrement absorbé et ombrageux, il s’arrêtait à chacun de ces endroits et fixait étrangement l’objet qu’il avait sous les yeux. Lorsqu’il faisait une pause devant l’habitacle, son regard se rivait à la pointe de l’aiguille du compas, un regard aigu comme un javelot et qui avait l’intensité aiguisée du but qu’il poursuivait et lorsque, suspendant à nouveau sa marche, il se trouvait devant le grand mât, alors son œil se clouait sur la pièce d’or clouée là, et il avait la même expression de décision che


