CHAPITRE XLII

1497 Mots

CHAPITRE XLIISi les opinions d’Élisabeth n’avaient été formées que d’après ses remarques sur sa propre famille, elle n’aurait pu se faire une idée bien séduisante de la félicité conjugale, ni des douceurs de la vie domestique. Son père, captivé par la jeunesse et la beauté, et cet air de gaieté que donnent en général ces deux avantages, avait épousé une femme dont l’esprit borné, et le manque absolu de tact et de jugement, lui firent bientôt regretter son choix : l’estime et la confiance s’évanouirent pour jamais, et il se vit trompé dans ses plus chères espérances. Mais M. Bennet n’était point homme à chercher un soulagement à des peines causées par sa propre imprudence dans le tumulte des plaisirs. Il aimait la campagne et la lecture, et ce fut à ce goût heureux qu’il dut sa consolation.

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