Environ dix jours après, ma gouvernante retourne chez son amie, pour se faire introduire chez ce gentilhomme ; elle s’était enquise cependant par d’autres voies et elle avait ouï dire qu’il était remis ; si bien qu’on lui permit de lui parler. C’était une femme d’une adresse admirable, et qui n’avait besoin de personne pour l’introduire ; elle dit son histoire bien mieux que je ne saurai la répéter, car elle était maîtresse de sa langue, ainsi que j’ai déjà dit. Elle lui conta qu’elle venait, quoique étrangère, dans le seul dessein de lui rendre service, et qu’il trouverait qu’elle ne venait point à une autre fin ; qu’ainsi qu’elle arrivait simplement à titre si amical, elle lui demandait la promesse que, s’il n’acceptait pas ce qu’elle proposerait officiellement, il ne prit pas en mauvai


