Chapitre Huit Jessica se réveilla pelotonnée contre Mitchell, avec l’impression d’être un chaton endormi. Il était sur le dos, et elle l’avait suivi en travers du lit, la tête sur son épaule, la jambe passée sur la sienne, et son bras musclé passé autour de sa taille pour la serrer contre lui. Oh la vache. La respiration de Mitchell était profonde et mesurée, et grâce à la faible lueur qui filtrait par les rideaux, elle savait qu’il était tôt. De l’autre côté de la vitre, le couple de tourterelles pleureuses qui avait décidé d’élire domicile sur son arbre roucoulait, et le gazouillement des autres oiseaux lève-tôt lui parvenait à travers les murs. Elle n’avait pas besoin de réveil. Les oiseaux la tiraient du sommeil tous les matins, tout l’été, entre cinq heures et cinq heures et demie,


