Chapitre 15 Eugène Rodier-Barboni essayait de chasser de son esprit les dernières paroles d'Agelopoulos. Si le gourou avait voulu le rassurer, c'était raté ! Il resserra ses bras autour de son paletot, plus pour se calmer que pour se protéger du froid. Il se trouvait dans une petite ruelle sombre, encadrée de hautes façades fissurées s'ouvrant sur des entrées sans porte plongées dans les ténèbres. Il avait la très désagréable impression d'être observé. Jetant un coup d'œil à chaque seuil noyé dans l'ombre, il franchit le passage en trottinant, la main serrant avec force son pistolet. Il désirait plus que tout sortir de cet endroit effroyable. En levant les yeux au ciel, il s'aperçut que la lune avait disparu, poursuivant sa course apathique vers un autre côté de la Terre, le laissant


