XITugdual monta le lendemain à la maison du Sarrasin, dans la matinée. Il savait qu’à ce moment-là il avait plus de chances de trouver Dionysia seule. Elle était en effet sur la terrasse, occupée à écrire. En voyant Tugdual, elle rougit, et son regard s’anima d’une joie discrète. – Vous voici, mon ami ? Il s’inclina sur la main qu’elle lui tendait, en répondant : – Oui, je viens vous demander de devenir ma femme, Dionysia. Elle eut une exclamation où se mêlaient la surprise et le bonheur. – Votre mère a consenti ? – Non, elle a refusé. Il s’était redressé, et se tenait debout devant elle, la tête droite, les traits comme durcis par une résolution farouche. Dans ses yeux dont le roux foncé semblait ce matin renfermer un foyer ardent, Dionysia la vit, cette résolution, et elle eut un


