XVIIIÎle de Batz – 31 décembre 2017 Je passais la plupart de mes journées de liberté chez mon ami Michel à l’île de Batz. Au départ de Roscoff, il suffisait d’un petit quart d’heure de bateau pour rejoindre son paradis. J’avais besoin de calme et de repos. La traque du pervers au crapaud m’avait éprouvé. Je me sentais fatigué, et, pour tout dire, un peu usé. J’étais donc venu passer les derniers jours de l’année dans sa grande maison au pied du sémaphore d’où l’on dominait tous les paysages, toutes les grèves et toutes les plages de l’île. Nous bavardions en cette soirée de la Saint-Sylvestre devant la cheminée, où Michel faisait brûler des morceaux de bois d’épave, du bois flotté qu’il ramassait sur les laisses au hasard de ses promenades au long des grèves. Des souches rapportées par la


