Ce jour-là À Michel Dentan CE JOUR-LÀ Benoît Bérard (Bébé depuis la première année d’école pour les camarades de classe, puis pour les copains du football et de l’armée, puis pour les collègues) quitte son travail à midi trois. Comme d’habitude. La plupart de ses collègues se lèvent comme des robots programmés à midi juste, midi sonnant, midi tapant. Benoît trouve cette attitude mesquine, il dirait même qu’elle est vulgaire. Ce qui prouve que chacun de nous a des idées toutes personnelles et idiosyncrasiques sur la vulgarité. Benoît se lève donc dignement à midi trois, met de l’ordre sur son bureau et quitte sans se presser la Karnac-Export. Il n’a que la place à traverser pour prendre le bus de midi neuf. Nous sommes mardi. Si l’on admet que tous les jours ouvrables se ressemblent, le


