8 Heureux dénouementQuelques jours passèrent, nous étions en août maintenant, il faisait beau et la région était vraiment belle. Quand on ne tressait pas de paniers, on faisait de longues balades à pied. Certaines nous menèrent jusqu’au lac, c’était un ravissement pour les yeux. Les filles me harcelaient gentiment en me demandant sans cesse quand Naïs allait arriver. Je leur répondais en riant « bientôt, bientôt elle sera là ». J’avais beaucoup parlé avec Zora, mais aussi avec les autres femmes, et bien sûr les hommes, ils étaient tous d’accord pour me garder auprès d’eux et accepter ma fille. Un matin, je fus prête, j’allai appeler mes parents. J’allai à la poste de Colombier : le téléphone sonna, ce fut ma mère qui décrocha : –Maman, c’est Claire, comment vas-tu ? –Oh ! Ma chérie, qu


