CDLXVIe nuit Cependant Attaf, après une marche longue et pénible à travers des déserts et des chemins détournés, n’était plus qu’à quelques journées de chemin de Bagdad, lorsqu’il fut attaqué par des brigands, qui lui ôtèrent tout ce qu’il avait sur lui. Il continua ainsi sa route, et arriva dans ce pitoyable état à la ville. Il demanda le palais du grand vizir, et s’y rendit ; mais lorsqu’il voulut entrer, on le repoussa. Comme il se tenait à la porte, il vit passer un vieillard d’une figure respectable, et lui demanda s’il avait une écritoire et un calam : « Oui, lui répondit le vieillard et je vais écrire pour vous, si vous voulez. – Je vous remercie, repartit Attaf, je vais écrire moi-même. » Il prit l’écritoire, et mit par écrit à Giafar tout ce qui venait de lui arriver. Il remercia


