CDLXXVe nuit La vieille fut vivement frappée de la beauté de Naam ; elle la salua profondément et lui dit : « Je vous félicite, madame, d’avoir reçu du Ciel en partage tant de grâces et d’attraits, et d’être unie à un époux qui peut passer lui-même pour un modèle de beauté. » Elle se mit ensuite en prières et ne cessa de faire ses génuflexions et ses adorations jusqu’à ce que la nuit fût arrivée. La jeune esclave lui dit alors : « Ma bonne mère, reposez-vous un peu. – Madame, répondit la vieille, celui qui veut être heureux dans l’autre monde doit souffrir dans celui-ci. » Naam, ayant fait apporter à manger, dit à la vieille : « Prenez un peu, ma bonne, de ce que je vous présente ; priez Dieu de toucher mon cœur, et de répandre sur moi sa miséricorde. – Vous êtes jeune, madame, lui répon


