CDLXXVIIIe nuit Dans ce moment, le kalife entra dans l’appartement de la jeune esclave, et la voyant occupée à manger, il lui témoigna le plaisir que lui causait le retour de sa santé : « Souverain Commandeur des croyants, lui dit la vieille, la satisfaction que vous fait éprouver le rétablissement de votre esclave, vous la devez à un médecin qui vient d’arriver en cette ville. Personne ne connaît mieux que lui toutes les espèces de maladies : une seule ordonnance suffit pour les guérir radicalement. – Portez, dit le kalife, une bourse de mille pièces d’or à ce médecin, pour la cure qu’il a opérée. » Le kalife sortit peu après, et la vieille s’empressa de porter les mille pièces d’or au médecin persan. La vieille, en présentant la bourse, lui dit que la jeune personne qu’il avait guérie n


