VLuigi et Orietta, depuis leur installation à Monteyrac, avaient noué des relations avec plusieurs châtelains de la contrée. Le comte donnait des chasses à courre dans les grands bois qui faisaient partie de son domaine, et se rendait avec sa femme aux réunions qu’offraient, beaucoup en leur honneur, les propriétaires voisins. Son rang, son immense fortune, sa personnalité qui s’imposait à tous, donnaient à Luigi un énorme prestige ici comme partout ailleurs. Quant à Orietta, il ne pouvait y avoir que quelques jalouses incurables pour contester qu’on eût difficilement trouvé son égale en charme et en beauté. Bianca, souvent, accompagnait son frère et sa belle-sœur. Luigi lui avait dit : « Il faut penser à vous marier. » Mais cette perspective ne paraissait pas lui sourire. Maintenant qu’


