Marthe servait. Elle insistait, avec des yeux suppliants, pour qu’il acceptât les bons morceaux. Elle commençait toujours par lui, fouillait le plat, tandis que Rose, penchée au-dessus d’elle, lui indiquait du doigt ce qu’elle croyait le meilleur. Et elles avaient même de courtes querelles sur l’excellence de telles ou telles parties d’un poulet ou d’un lapin. Rose poussait un coussin de tapisserie sous les pieds du prêtre. Marthe exigeait qu’il eût sa bouteille de bordeaux et son pain, un petit pain doré qu’elle commandait tous les jours chez le boulanger. « Eh ! rien n’est trop bon, répétait Rose, quand l’abbé les remerciait. Qui donc vivrait bien, si les braves cœurs comme vous n’avaient pas leurs aises ? Laissez-nous faire, le bon Dieu payera cette dette. » M me Faujas, assise à tabl


